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Troubles du Système Endocrinien
Le diabète est une maladie qui afflige la société occidentale. Neuf patients diabétiques sur dix sont atteints de diabète de type 2 (également appelé diabète de l'adulte ou diabète non insulinodépendant), un problème relié à l'obésité et au vieillissement qui se manifeste lorsque les tissus de l'organisme acquièrent une insensibilité à l'insuline.
L'un des projets de recherche en cours au Centre de recherche thérapeutique de Merck Frosst repose sur l'hypothèse voulant que les enzymes phosphatases, qui représentent l'un des mécanismes fondamentaux d'autorégulation dans l'organisme, entrent en jeu dans le diabète de type 2.
Commençant à pied d'œuvre, les chercheurs ont fait un choix éclairé en présumant, parmi les 50 tyrosine phosphatases connues, laquelle pouvait être en cause, et ils ont deviné juste. Lors de sa publication dans la revue Science, en 1999, leur article consacré à l'élucidation du rôle central de la protéine tyrosine phosphatase 1B (PTP-1B) dans l'activation du récepteur de l'insuline a suscité un vif intérêt auprès des membres de la communauté scientifique.
En collaboration avec des chercheurs de l'Université McGill, à Montréal, l'équipe de Merck Frosst a ciblé le gène de la PTP-1B et créé un modèle murin dépourvu de l'enzyme PTP-1B. La « souris de McGill » est beaucoup plus sensible à l'insuline que les souris de génotype sauvage et, étonnamment, ne devient jamais obèse peu importe ce qu'elle mange. Cette réalisation a été appuyée par des travaux de recherche fondamentale, menés chez Merck Frosst, qui démontrent que la PTP-1B intervient dans la déphosphorylation du récepteur de l'insuline.
Les chercheurs se consacrent maintenant à la découverte d'un inhibiteur de la PTP-1B qui soit capable de sensibiliser le récepteur de l'insuline in vivo et qui soit assez puissant, sûr et doté d'une bonne biodisponibilité chez l'humain. L'équipe évalue en ce moment un certain nombre de candidats prometteurs. Une fois mis au point, ce médicament pourrait avoir des applications thérapeutiques beaucoup plus vastes que le traitement du diabète. On pourrait s'en servir pour combattre l'obésité, qui est à l'origine du diabète de type 2, et de nombreuses autres affections chroniques dont la plus meurtrière de toutes : la maladie cardiovasculaire.








