Sciences Biologiques
Pharmacologie
Le département de Pharmacologie du Centre de recherche thérapeutique de Merck Frosst participe au processus de découverte de médicaments, plus particulièrement à la mise au point de traitements pour le diabète, les maladies inflammatoires et certains troubles neurodégénératifs.
Les pharmacologistes de Merck Frosst jouent un rôle essentiel dans le processus de découverte de médicaments en créant des modèles animaux de maladies humaines qui permettent d’identifier et de caractériser de nouveaux médicaments. L’utilisation de techniques in vitro lors du processus de découverte de médicaments augmente de plus en plus et permet de réduire l’utilisation d’animaux de laboratoire. Toutefois, celle-ci reste encore nécessaire, particulièrement dans la phase précédant l’essai des nouveaux médicaments chez l’humain. Chez Merck Frosst, nous essayons constamment de restreindre l’utilisation d’animaux de laboratoire et adoptons, toutes les fois que cela nous est possible, d’autres méthodes auxiliaires validées. Qui plus est, nous effectuons des recherches afin de mettre au point de telles méthodes. Toutes nos règles et nos normes concernant les soins des animaux de laboratoire répondent et même surpassent les réglementations nationales et internationales.
Après avoir mis au point le modèle de la maladie, les pharmacologistes ont pour tâche de déterminer la relation existant entre la concentration du médicament et un résultat physiologique précis. Les études sur les animaux permettent alors de prédire les doses thérapeutiques des nouveaux composés et d’estimer la marge d’innocuité entre l’efficacité et les risques potentiels d’effets indésirables graves. Cette information est d’une importance capitale : elle permet de déterminer les doses sécuritaires lors des études cliniques chez l’humain.
La biologie moléculaire a, quant à elle, révolutionné le processus de découverte de médicaments. En effet, elle a permis de contrôler avec précision l’expression des cibles des médicaments, par exemple les récepteurs et les enzymes, dans des lignées cellulaires et chez les animaux. Les chercheurs sont maintenant capables de créer de petites molécules qui interagissent avec un récepteur ou une enzyme spécifique, ce qui permet la mise au point de médicaments plus sécuritaires et plus efficaces.
L’avènement de la biologie moléculaire a aussi permis aux scientifiques d’identifier des gènes mutants responsables de maladies génétiques chez l’humain. Forts de cette information, les chercheurs peuvent maintenant modifier génétiquement des souris afin qu’elles servent de modèles pour des maladies telles que le diabète, l’arthrite ou la maladie d’Alzheimer. Ces modèles génétiques jouent un rôle capital dans la découverte de médicaments, car ils permettent aux chercheurs de vérifier l’efficacité de divers médicaments potentiels.
C’est en utilisant de tels modèles génétiques que les pharmacologistes de Merck Frosst et des scientifiques de l’Université McGill ont réussi à démontrer qu’il pouvait être possible de traiter le diabète de type 2 (aussi appelé « diabète non insulino-dépendant ») à l’aide de médicaments qui bloquent l’enzyme
PTP-1B. En effet, les souris dont l’enzyme
PTP-1B avait été supprimée étaient plus minces, en meilleure santé et éprouvaient une plus grande sensibilité à l’insuline. Ainsi donc, les médicaments capables d’inhiber cette enzyme pourraient être bénéfiques dans le traitement du diabète.
Lors du développement du SINGULAIR®, les pharmacologistes de Merck Frosst ont contribué à fournir des données majeures, notamment sur la structure et l’activité des composés, servant en quelque sorte d’intermédiaires entre la chimie théorique et les études cliniques chez l’humain. L’équipe de Pharmacologie a utilisé des modèles animaux de l’asthme et de l’allergie pour caractériser l’efficacité de chaque antagoniste des récepteurs des leucotriènes expérimental ainsi que leur activité pharmacocinétique et fonctionnelle. Ces informations ont permis aux chimistes d’optimiser les propriétés pharmacodynamiques de la molécule. Les pharmacologistes ont sélectionné des espèces animales qui possédaient à peu près la même proportion de médiateurs pro-asthmatiques que chez l’humain, soit une prédominance de leucotriènes. Ces modèles se sont par la suite révélés conformes à la réalité et pouvaient laisser prévoir les effets thérapeutiques de SINGULAIR® chez l’humain. Enfin, ils ont permis de déterminer correctement les doses efficaces et sécuritaires utilisées lors des études cliniques.
® Marque déposée de Merck & Co., Inc., utilisée sous licence.









